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mardi 14 janvier 2014

LETTRE OUVERTE A FRANCOIS HOLLANDE



 
G BOUDIN de l’ARCHE


Ancien enseignant en économie, Sup de Co, Marseille

Editorialiste
Auteur de « Triple A pour triples ânes »










                                                                                             Monsieur le Président

                                                                                             Palais de l’Elysée

                                                                                             55, rue du Faubourg St Honoré

                                                                                             75008 – PARIS





Lettre ouverte du 14.01.2014



Monsieur le Président,




Lors de votre campagne électorale nous vous adressions l’essai ci-dessus (dont nouvelle copie ci-jointe), mettant en évidence le rôle néfaste (et premier) joué dans la crise économique européenne actuelle par le fait que les traités européens (dont l’un, Lisbonne, à l’initiative de votre prédécesseur) sur l’euro font interdiction aux Etats membres de se refinancer auprès de la banque centrale et donc l’obligation, pour eux, de se refinancer sur les marchés, alors que c’était exactement l’inverse qui aurait du présidé à ces traités.
Votre collaborateur, Pierre Besnard, nous répondait le 15.06.2012 « je puis vous assurer qu’il (c'est-à-dire vous) a pris connaissance de vos réflexions ».


Je viens d’entendre votre conférence de presse de ce jour. A deux reprises vous vous êtes félicité que certains Etats ayant rétabli leurs comptes « pouvaient maintenant se refinancer sur les marchés », de même pour la France « qui n’avait jamais emprunté à des taux aussi bas sur ces marchés ».

Ainsi, comme votre prédécesseur, vous n’avez donc rien appris ni rien oublié.
Dans ces conditions nul besoin d’être grand clerc pour anticiper déjà sur l’échec complet des mesures que vous venez d’annoncer. La France connaîtra donc un deuxième quinquennat négatif. J’en suis désolé pour Elle.


Croyez, M le Président, en mes regrets les plus distingués.



GBA
Email : correspondance@editiondelomnibus.,com


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lundi 6 janvier 2014

BONNE ANNEE 2014 (!?)








                                                  BONNE ANNEE 2014 (!?)



Le 14.09.2012, sur ce même site, nous pronostiquions, pour l’année 2013 :


« … Malheureusement le temps perdu à comprendre les vraies raisons de la crise financière (provoquée par les virus inoculés dans les traités européens, plus précisément les articles 104 du traité de Maastricht et 123 du traité de Lisbonne, faisant interdiction à la BCE de souscrire aux obligations émises par les Etats membres) et y remédier aura laissé le terrain libre au développement d’une autre crise, économique celle-là, et qui est loin d’avoir atteint son pic.
C’est dans ces conditions que se présente l’année 2013.



Les licenciements en cours et à venir, plus massifs, vont affecter le premier moteur de la croissance, la consommation, plus encore qu’ils ne l’affectent aujourd’hui. Conséquence les entreprises vont voir leur marché se réduire comme peau de chagrin et donc elles minimiseront leurs investissements, deuxième moteur de la croissance.

Quand au 3ème moteur, la relance par les Etats, il est entièrement bridé par les efforts désespérés (et vains) des responsables pour tenter de réduire les déficits publics. Non seulement ce moteur sera, lui-aussi, en panne mais la marche arrière est embrayée.
Ainsi de quelque coté que l’on veuille bien tourner son regard tous les voyants sont et resteront au rouge… ».

Hélas François Hollande (et ses conseillers) bien que nous ayant fait savoir qu’il avait pris en compte la solution exposée dans « Triple A pour triples ânes » (mais inconscient de porter lui-même l’infamant bonnet aux deux oreilles) n’a, d’évidence, pas pris la mesure du problème si bien que l’année 2014 s’annonce comme l’année 2013… en pire !




GBA

06.01.2014
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vendredi 15 novembre 2013

IL N'Y A QUE LES IMBECILES QUI NE CHANGENT PAS D'AVIS !





              IL N’Y A QUE LES IMBECILES QUI NE CHANGENT PAS D’AVIS !

 

Qui est ce connaisseur en la « matière » qui ajoute, imprudemment, « je l’ai toujours dit » ? Jacques Chirac ! C’est ainsi que l’ancien président de la république parait, par avance, avoir qualifié ses successeurs tout en appelant à voter pour… le second !
Car s’il en est un qui ne change pas d’avis c’est bien François Hollande ! Ne cesse-t-il pas de répéter qu’il n’est d’autre politique que celle qu’il conduit ? Et de s’engager, jour après jour, un peu plus profondément dans l’impasse. Qu’elle est donc cette politique qui serait privée d’alternative ? Celle déjà engagée par son prédécesseur : réduire les déficits de la France en augmentant les prélèvements fiscaux. Aux 30 milliards d’euros d’impôts divers de Sarkozy, Hollande vient d’en rajouter, en seulement 18 mois, 30 supplémentaires !!!
N’y aurait-il donc pas d’alternative ? Il faut en effet être bien sot pour ne pas la voir ! La croissance du PIB.
 

Depuis 2007 le PIB français stagne : autour de 2 000 milliards d’euros, soit l’équivalent de la dette. La part prélevée par la puissance publique atteint 47%, soit 940 milliards d’euros (la plus élevée au monde). Une augmentation du PIB de 1%, soit 20 milliards d’euros, produirait donc une collecte supplémentaire de 9,4 milliards d’euros. Soit, depuis 2007, un encaissement de près de 60 milliards d’euros, l’équivalent des impôts nouveaux des deux derniers quinquennats, sans aggravation du chômage. Et si la croissance avait été à peine plus élevée, 1.5%, le prélèvement aurait été de près de 90 milliards entraînant un début de création d’emplois nouveaux et donc une décroissance du chômage.
 
Pour réussir ce challenge (somme toute assez modeste) il suffisait donc de faire exactement le contraire de la politique qui avait été suivie. Ne pas augmenter les prélèvements publics tout en s’efforçant de réduire le train de vie de l’Etat.


Ainsi, à peine arrivé au pouvoir, François Hollande (même avec un QI moyen de 100) pouvait effectuer ce constat d’échec de la politique suivie par son prédécesseur pendant cinq ans. Et donc détricoter ce qu’il avait tricoté (éco taxe, TVA sociale,…) N’ayant tiré aucune leçon, au contraire, il voit sa responsabilité aggravée.
Pour faire bonne mesure il devait, pareillement, comprendre l’impact négatif des traités de Maastricht et Lisbonne faisant interdiction aux Etats membres de la zone euro d’emprunter auprès de la BCE* et obtenir la réforme de ces dispositions qu’il faut bien qualifier, elles aussi, d’imbéciles.

Pour ce qui la concerne, la France s’est vue privée d’une politique dite de « quantitative easing » consistant à faire racheter par la banque centrale des obligations du Trésor à des taux au moins 4 fois plus faibles que ceux pratiqués sur le marché (tout en s’affranchissant de leur diktat) d’où baisse de la charge financière de l’Etat (et qui aurait aussi contribué à faire chuter l’euro et donc favoriser les exportations). L’exemple de l’Angleterre (non membre de l’euro) qui vient de réaliser une croissance de 0.8% de son PIB au 3ème trimestre de cette année (contre une chute de 0.1% en France) en est une illustration.

 
Ainsi les Français savent que, non seulement leur président parait dépourvu de caractère, mais qu’il présente, suivant Jacques Chirac, tous les symptômes d’une déficience intellectuelle.
 
GBA
Le 15.11.2013
° Voir, du même auteur, les nombreux articles à ce sujet sur le site.
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lundi 23 septembre 2013

titre du bloc note d'Ivan Rioufol.Figaro du 20.09.2013:"MARINE PORTEE PAR SES ADVERSAIRES"



                                       Titre du bloc note d’Ivan Rioufol. Figaro du 20.09.2013:
                                             « MARINE PORTEE PAR SES ADVERSAIRES »


« Cette France réveillée est porteuse d’un idéal qui n’est représenté ni à gauche ni à droite » fait-il observer. Qui peut douter de cette analyse quand le « professeur » Hollande croit qu’il lui suffit d’enseigner aux Français l’arithmétique économique. Mais son cour est ennuyeux et, au surplus, le sujet mal maîtrisé. Résultat : à chaque intervention la classe se vide un peu plus. Et que dire des dirigeants de l’UMP qui n’ont pour tout programme que de se démarquer du FN ! Incapable d’autocritique il laisse le Front seul établir le constat des échecs répétés de la droite et de la gauche, la même politique imbécile de l’UMPS ! Il ne manque plus qu’une appréhension correcte des causes pour trouver les remèdes qui guériront la France. Pas la « mondialisation » (aussi vieille que la Renaissance) qui n’est pas la cause de tout le mal, même si ses dérives sont aggravantes.
Pas l’euro, non plus. Le FN gagnera davantage de crédibilité en renonçant au retour du franc. Que, au contraire, la conservation de l’euro facilitera son objectif. Mais pas l’euro né du traité de Maastricht, confirmé à Lisbonne, la cause principal du mal. Mais un euro libéré des articles 104 et 123 des traités qui font interdiction aux Etats d’emprunter à la BCE. Résultat :
- des Etats de la zone euro (endettés par nature) se sont trouvés, pour la première fois de l’histoire, mis sous la tutelle des marchés et de leurs agences de notation, donc d’intérêts privés,
- marchés qui ont vite compris que leur intérêt n’était plus de prêter à des entrepreneurs privés mais à des Etats (à l’abri du dépôt de bilan). En particulier si le prêt est effectué dans une devise stable et de réserve (comme l’euro).
 
Alors qu’il fallait souscrire le contraire : interdire aux Etats de la zone euro d’emprunter sur les marchés, laisser ce soin à la seule BCE, unique source de financement de ces Etats et capable d’ajuster des taux d’intérêt et imposer des règles de bonne gestion budgétaire.
La France, qui s’est fait « rouler dans la farine » a les moyens d’imposer la révision de ces traités à l’Europe (qui ne peut se permettre une nouvelle crise). Ce qui lui a fait défaut, jusqu’ici, c’est la lucidité de ses leaders et leur courage !
Angela a montré à tous qu’elle « en avait plus dans le pantalon » que les Jacques, Nicolas ou François.
 
GBA le 23.09.2013
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lundi 29 avril 2013

FRANCOIS HOLLANDE ET LE PRINCIPE DE PETER





FRANCOIS HOLLANDE ET LE PRINCIPE DE PETER

Nous avons eu droit, ce week-end, à une bronca des députés socialistes contre la politique (de rigueur) imposée par l’Allemagne à l’Europe (et la France) et donc contre le Président, ce qui a déclenché l’affolement de l’Elysée et de son premier ministre. Mieux vaut tard que jamais. Voici ce que nous écrivions, il y a près de deux ans, à ce sujet (voir
« Triple A pour triples ânes »).
 
« … Rappelons d’abord qu’il n’y a pas encore si longtemps, de 1862 à 1945, l’Allemagne avait poursuivi une politique constante : assurer sa suprématie en Europe au besoin par « le fer et par le sang », suivant la phrase célèbre de son initiateur, Bismarck. Le terrible échec de cette politique qui, peu s’en fallut, avait conduit l’Europe et cet Etat au bord de l’anéantissement imposait aux hommes politiques allemands d’après guerre, une révision drastique de la politique de leur pays. Après la phase de reconstruction, qui prit une dizaine d’années, la mise en place des institutions européennes devait ouvrir la voie à cette autre politique, « par le commerce et l’industrie ». Jusqu’à ce que, les progrès aidant et à la faveur de ces trois évènements, les trois derniers chanceliers, Kohl, Schröder et Merkel (qui n’a d’ange que le prénom) puissent, discrètement, renouer avec cette finalité dominatrice. Un socialiste et deux conservateurs, mais toujours un même objectif…
 
… Jusqu’à la phase de réunification allemande, la France était l’incontestable leader en Europe. On l’a vu avec les couples : de Gaulle – Adenaueur, Pompidou – Brandt, Giscard – Schmidt. Et l’apparence de ce leadership fut encore sauf avec Mitterrand et Kohl, ce dernier ayant su garder profil bas (et généreux) pour écarter les principaux obstacles à la réunification allemande (Russie et France). Mais déjà, grâce à son antériorité, il prenait le dessus sur un président Chirac affaibli sur la scène européenne à la suite d’une cohabitation forcée. Il faut bien reconnaître que la charrette française, ainsi tirée à « hue et à dia » lors du mandat Schröder, a grandement favorisé les plans de l’Allemagne lors des négociations finales sur l’euro…
 
… Et le président français (Sarkozy), mal inspiré, a laissé échapper une chance historique de sauver l’Europe de la récession et de restaurer la primauté de la France (et, accessoirement, sauver sa tête à la prochaine élection.
Ecrit 8 mois avant l’élection de 2012). Plutôt que de s’aligner, il devait engager le choc frontal avec l’Allemagne, lui imposer la révision drastique des traités européens et du rôle de la BCE (lire « La crise et les fauteurs de crise »).* La seule (horrible) idée de créer un euro concurrent (la mauvaise monnaie chasse la bonne, loi de Gresham) en réunissant les pays placés dans la nécessité de voir leur dette refinancée par une nouvelle banque centrale, était suffisante à faire plier l’Allemagne.
Il y aurait eu de l’inflation ! Sans aucun doute, mais modérée en raison des croissances nulles, voire négatives, actuelles. Et entre deux maux ne faut-il pas choisir le moindre ? De l’inflation avec de la croissance ou une récession qui s’auto alimente avec, bientôt, de la déflation ?...
 
… Est-ce ce souci de moralité qui fit que l’Allemagne a imposé son diktat à l’Europe ? Il faut être naïf comme des gouvernants français pour le croire. Où a-t-on vu que les Etats aient une moralité ? Ils n’agissent qu’en fonction de leurs intérêts. C’est donc l’intérêt de l’Allemagne qu’il fallait rechercher.
Avant l’introduction de l’euro la France était exportatrice et les échanges avec l’Allemagne, balancés. Mais il y avait une petite différence entre les deux pays, l’Allemagne était « naturellement » exportatrice alors que la France (comme d’autres Etats européens) devait régulièrement dévaluer sa monnaie pour remettre ses produits à parité. Mais pour quelle raison ? Tout simplement pour évacuer le surcoût de sa protection sociale. Et ce mécanisme, la dévaluation, fut le principal obstacle à l’expansion économique allemande en Europe. L’adoption de la monnaie unique devait éliminer cet obstacle d’autant que, on l’a vu, la conversion du mark eut pour effet de baisser le prix des produits allemands à l’exportation (2,5%). Et il faut bien reconnaître que les gouvernants français d’alors ( Mitterrand, Chirac et Jospin) se firent, comme nos actuels gouvernants, bien enfumés… »
(Extrait de « Triple A pour triples ânes », 2011, par G BOUDIN de l’ARCHE)
 
Nous félicitons les députés socialistes pour avoir, enfin, ouvert les yeux et déplorons l’aveuglement de leurs dirigeants, validant l’axiome de Peter «
plus on s’élève dans une hiérarchie plus on approche de son niveau d’incompétence. En sorte qu’au sommet on ne rencontre plus que des incompétents ».
 
GBA (29.04.2013)

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vendredi 19 avril 2013



 
SARKOZY-HOLLANDE :

(deux idiots « utiles » au service de l’économie dogmatique)


Il y a pire que des dirigeants malhonnêtes, des dirigeants sans consistance intellectuelle, faciles à faire arc-bouter sur des certitudes idiotes. L’économie n’est pas une science, pas même une science « molle ». Elle est bien plus difficile à appréhender et sa mise en oeuvre est hors de portée des économistes : de l’intuition dans un cadre de bon sens.
La toute récente controverse à propos de la thèse des économistes de l’université de Harvard, Reinhart et Rogoff (contestée par les économistes de l’université du Massachusetts), en est une nouvelle illustration. Quelle valeur « scientifique » accorder aux thèses de « Eight centuries of financial folly», publié par les premiers en 2010 ?

 

1°) Que le niveau de la dette d’un Etat est inversement proportionnel de sa croissance !
2°) qu’au-delà de 90% du PIB la croissance tombe à… 0 ! Et de prendre des références remontant à… 8 siècles en arrière.
A première vue pas besoin d’être diplômé d’Harvard pour penser à une corrélation possible entre ces deux facteurs. L’argent dépensé au service de la dette n’irait pas aux investissements productifs ! Plus l’un augmente plus l’autre doit diminuer. C’est une simple question de bon sens ! Mais pourquoi 90% et non pas 80 où 100% ?
Aux Etats-Unis la dette publique atteint 16 000 milliards de dollars, soit 100% du PIB, mais le taux de croissance y est encore de 2.5% (dernier trimestre 2012 et projection 2013). Dans la zone euros la dette publique n’est que (si l’on ose dire) de 88% du PIB mais la croissance y est nulle, voire négative.
Ajoutons qu’aller puiser des références dans un passé lointain alors que les données économiques ne sont fiables que depuis un siècle à peine me parait une galéjade. Et que dire de la part propre de chaque Etat dans l’économie nationale (près de 50% en France) qui peut aller du simple au double !
Mais le facteur principal, non pris en compte par les auteurs dans leur thèse, est la politique monétaire de chaque pays. Active aux USA qui peuvent ainsi faire face au besoin de financement de la dette sans ponctionner les investissements productifs, nulle dans la zone euro où l’application des (malheureux) traités de Maastricht et Lisbonne, inspirés des thèses monétaristes, force chaque Etat à un choix alternatif.
L’ennui de la thèse des économistes de Harvard (après tout ce n’était qu’une thèse) est qu’elle est venue épauler les théories de l’école de Chicago (Milton Friedman), mises en oeuvre par Reagan et Thatcher, et influer (dans la mauvaise direction dans le contexte actuel) les « conseillers » économiques de nos gouvernants. Paul Ryan au congrès des Etats-Unis, Olli Rohn à la commission européenne (sans compter Mario Draghi à la BCE). Faire descendre sous la barre des 90% l’endettement des Etats aux prix d’une marche forcée. C’est ce qui est entrepris en France depuis 2010 et que nous n’avons cessé de dénoncer depuis deux ans
(voir «Triple A pour triples ânes » et les articles qui ont suivi).  

 

Sous le diktat de la chancelière allemande, François Hollande, comme Nicolas Sarkozy, y a calé sa politique économique. C’est leur « faillite » commune, déjà établie, qui en fera, pour l’Histoire, des idiots utiles à ceux qui érigent l’économie en dogme !
 
GBA
Le 19.04.2013

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vendredi 29 mars 2013

LA BOITE A OUTILS

 

 
Objet : votre prestation du 28.03

LA BOITE A OUTILS

Monsieur le Président,

Sans nul doute vous êtes plus « normal » et, grâce à Dieu, plus intelligent que
votre prédécesseur. On ne peut donc qu’être consterné de vous voir répéter ses
mêmes erreurs, celles d’un étranger au monde économique ! Vous avez, nous
avez-vous dit, une boite à outils opérationnelle. Qu’il suffirait de patienter pour
lui voir produire ses premiers effets !
J’ai connu un charpentier, lui aussi méticuleux, qui avait aussi sa boite à outils, soigneusement rangée. Tous les clous y étaient, les petits, les moyens et les gros.
Un jour qu’il se rendait sur un chantier, arrivé sur place, il s’aperçut qu’un outil
lui manquait. Le marteau. Il dut s’en retourner chez lui et perdit sa journée.
Voilà 10 mois que vous avez soigneusement rangé les vôtres (le contrat de
génération, les contrats d’avenir…) mais force est de constater que vous n’avez
toujours pas réalisé qu’il vous manquait le principal : l’outil monétaire !

Les traités de Maastricht et de Lisbonne ont enlevé aux Etats cet outil (ce fut la sottise de vos prédécesseurs) qui leur font interdiction de se financer auprès de la BCE, les forçant ainsi à se livrer pieds et poings liés au marché. Certes il faut conserver la monnaie unique, certes il faut que les comptes publics soient en
équilibre. Mais dans les circonstances présentes le remède est pire que le mal. Il
suffit de regarder autour de vous.
S’il n’y avait qu’une tâche à accomplir au cours de votre mandat c’était de
réparer les bêtises de vos prédécesseurs. Faire changer les articles 104 et 123
desdits traités, en renverser la vapeur. Qu’il soit fait interdiction aux Etats
membres de l’euro d’emprunter sur les marchés et laisser ce seul soin à la BCE.
Lors de votre campagne il nous semblait que vous l’aviez compris. L’un de vos collaborateurs nous a même assuré que vous aviez pris connaissance du petit
essai, ci-dessus, qui traite du sujet. Nous pensions que vous ne pouviez qu’être frappé du parallélisme entre la mise en oeuvre desdits traités et la spécificité de
crise économique en Europe. Que le delta de croissance en défaveur de l’Europe
par rapport aux Etats-Unis venait justement du fait que les seconds disposent de
l’outil monétaire, pas la première !

Il est plus que temps pour vous de prendre l’Allemagne par les cornes et la
contraindre en cette matière. A défaut il vous faudra faire une croix sur votre
mandat (comme votre prédécesseur) voire pire, qu’il devienne un chemin de
croix pour vous et… nous les Français.
 
Veuillez agréer, Monsieur le Président, à la fois l’expression de nos regrets et de nos espérances.
 
Gba
Le 29.03.2013

Copie : Lettre ouverte
 
Pj: "Triple A pour triples ânes » (pour un retour sur votre table de bureau)

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mercredi 19 septembre 2012

2013 « L’ANNEE TERRIBLE


« Ce n’est pas le déficit qui est cause de la crise, mais la crise qui est cause du déficit ». Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie

Nous n’avons cessé de le dire. La crise actuelle est une crise financière et européenne, qui s’exporte au monde entier. Pas une crise monétaire, l’euro s’étant imposé très vite comme l’une des deux grandes monnaies de réserve, sur laquelle veille ses détenteurs comme à la prunelle de leurs yeux (n’en déplaise aux « cassandres » de tout bord).
Non, il s’agit bien d’une crise financière provoquée par les virus inoculés (par des irresponsables) dans les traités européens, plus précisément les articles 104 (traité de Maastricht) et 123 (traité de Lisbonne), faisant interdiction à la BCE de souscrire aux obligations émises par les Etats membres (encore que les organisations étatiques ne soient pas spécifiquement désignées), au nom de la lutte contre l’inflation. Résultat : la mise sous tutelle desdits Etats envers les marchés de capitaux et les agences de notation qui en sont les régulateurs.
C’est la première fois dans l’histoire du monde que des Etats se trouvent ainsi dépendants de structures non étatiques, avec les conséquences que l’on sait dont les principales sont :

- les conditions d’accès au marché des capitaux, 
- le poids des intérêts dans les budgets nationaux, 
- les déficits budgétaires accrus.

Mais dans notre malheur deux changements sont intervenus à moins d’un an d’intervalle, la désignation de Mario DRAGHI à la tête de la BCE (en juin 2011) à la place de J.C. TRICHET et l’élection de François HOLLANDE en France (en mai 2012) à la place de N. SARKOZY. Mario DRAGHI paraissant plus déterminé à contourner ces traités imbéciles que François HOLLANDE, mais tous deux allant dans la même (et bonne) direction.

Certes, à ce jour, aucun des articles incriminés n’a été modifié. Et, vraisemblablement, ils ne le seront pas et il faudra faire avec. Mais alors que le second a su isoler l’Allemagne, dernier bastion de l’orthodoxie « monétariste » en Europe, le premier, fort de son indépendance, a fait savoir aux marchés que la BCE n’hésiterait pas à racheter de la dette publique, sans limitation de montants. Manière de couper court à toutes tentatives de spéculation contre les dettes dites à tort « souveraines » et rendre accessoires les lignes de défense péniblement élaborées par les Etats (exemple du Fonds Européen de Solidarité).

Ainsi, depuis l’été, on peut affirmer qu’une éventuelle crise monétaire est définitivement écartée et que le pic de la crise financière a été atteint (encore que la question de la dette italienne, et surtout espagnole, reste toujours posée).

Malheureusement le temps perdu à comprendre les vraies raisons de la crise financière (attribuée à tort à la crise bancaire des « subprimes ») et y remédier, aura laissé le terrain libre au développement d’une autre crise, économique celle-là, et qui est loin d’avoir atteint son pic. C’est dans ces conditions que se présente l’année 2013.

Les licenciements en cours et à venir, plus massifs, vont affecter le premier moteur de la croissance, la consommation, plus encore qu’ils ne l’affectent aujourd’hui. 
Conséquence les entreprises vont voir leur marché se réduire comme peau de chagrin et donc elles minimiseront leurs investissements, deuxième moteur de la croissance arrêté.
Quand au troisième moteur, la relance par les Etats, il est entièrement bridé par les efforts désespérés des responsables pour tenter de réduire les déficits publics. Non seulement ce moteur sera, lui aussi, en panne mais la marche arrière est embrayée.

Ainsi, de quelque coté que l’on veuille bien tourner son regard, tous les voyants sont et seront au rouge.

Reste un dernier moteur, la... planche à billet. Non seulement la BCE aura à injecter massivement des liquidités pour racheter la dette souveraine des Etats en difficulté, mais elle se trouvera forcée d’émettre des liquidités en sus dans le système bancaire pour essayer de compenser les trois autres moteurs à l’arrêt.

On peut donc d’ores et déjà anticiper le retour de l’inflation, dont le seul garde fou sera la récession. Tous les PIB de la zone euro seront négatifs, y compris celui de l’Allemagne, grand responsable de cette situation. L’arroseur arrosé.

Récession + inflation étant les pires ennemis des valeurs boursières un nouveau krack boursier est prévisible.

Ainsi l’aveuglement des dirigeants européens aura conduit à rétablir le mal qu’il voulait combattre par-dessus tout, avec en prime la récession et le chômage.
L’année 2013 (comme souvent les années en treize) sera bien une année « terrible ».

QUAND C’EST FLOU...

... c’est qu’il y a un loup » disait la grand-mère de Martine Aubry. Ce slogan dont le phrasé, à peine modifié, pourrait être une vexante parodie de l’annonce publicitaire d’un célèbre fabricant de lunettes, pourrait bien finir par toucher du doigt le point faible du mandat présidentiel qui vient de s’ouvrir.
Certes le nouveau Président ne commet pas les fautes grossières de son prédécesseur, dont le mandat aurait pu se résumer par ce titre d’une comédie de Shakespeare, «Beaucoup de bruit pour rien », mais il donne la fâcheuse impression, non seulement d’être dépassé par les évènements (ce qu’on peut admettre face à l’ampleur de la tache) mais aussi par les hommes (et femmes) qui l’entourent, ce qui est moins admissible dans sa fonction.

Après avoir répété, tel Caton l’ancien, que la réforme du traité de Lisbonne, et en particulier son article 123 (voir l’article précédent « Encore un petit effort M Draghi »), est un préalable sans lequel aucun redressement économique n’est envisageable, j’ajoute que la chute actuelle des taux d’intérêt sur les marchés financiers pour les emprunts d’Etat ne doit pas faire illusion et que toute ratification du pacte budgétaire serait prématurée. D’autant que la France vient d’entrer en récession pour une période indéterminée, mais certainement longue. Attendons de voir ce que les socialistes néerlandais, attendus au pouvoir, feront.

Et ce constat, du moins en partie, a du être effectué dans l’entourage proche du Président. Il est donc vraisemblable que dans cet entourage quelques uns anticipent déjà un échec. Ce qui les pousse, des maintenant, à se démarquer. Ils sont faciles à identifier d’autant qu’ils figuraient tous comme candidats aux primaires socialistes :

Le plus manifeste, aujourd’hui, est Manuel Valls qui suit une démarche à la Sarkozy. Ministre de l’intérieur à poigne (on verra si c’est une poigne de communication, comme son prédécesseur, ou une poigne d’action). Et le mimétisme ne s’arrête pas là. Fils d’immigré, ancien maire, actif, privilégiant les opérations « coups de poing » (voir les expulsions de Roms). Si on devait le voir un jour en jogging devant les caméras, l’illusion serait totale. Prendra-t-il François Hollande pour un Jacques Chirac bis ?

Mais il y a aussi Arnaud Montebourg qui fait entendre sa petite différence. Contre les dirigeants de Peugeot, en faveur du nucléaire. Sa veine à lui ce serait plutôt la gauche nationale, pas très éloignée de celle de Mélenchon.

Enfin Martine Aubry qui, trop contente de la situation dégradée actuelle se gardera bien de renoncer à la direction du parti socialiste. Pour preuve la bataille qu’elle vient d’engager pour le non cumul des mandats. Et on ne tardera pas, au train où vont les choses, à voir ressortir des placards, de manière feutrée, la « gauche molle » accompagnée d’un « je vous avais bien prévenu ».

Ainsi, 100 jours à peine après sa prise de fonction, la campagne pour les élections présidentielles de 2017 est déjà lancée. Et si François Hollande n’a pas grand-chose à craindre sur sa droite (qui va se diviser profondément entre des candidats à petite pointure), il a tout à craindre sur sa gauche d’une coalition hétéroclite mais qui lui fera payer cher un échec économique. Et sa survie politique risque d’être aussi courte que celle de son prédécesseur et pour les mêmes motifs :
ne pas avoir su appréhender le problème principal et l’éradiquer, le traité de Lisbonne et son article 123. La petite accalmie de cet été sur les places financières due aux propos du président de la BCE, Mario Draghi, en a bien été la preuve. Mais maintenant il faut des actes.

mardi 31 juillet 2012

ENCORE UN PETIT EFFORT M. DRAGHI !


La faille du traité de Lisbonne.

 
La crise financière (puis économique) qui traverse l’Europe depuis début 2010 ne doit rien (ou très peu) à la crise des « sub-primes » qui s’était déclenchée deux ans plus tôt aux Etats-Unis. Elle doit tout, au contraire, au traité de Lisbonne signé en octobre 2007 et plus particulièrement à son article 123.
Que dit cet article, « Il est interdit à la Banque Centrale Européenne (BCE) et aux banques centrales des Etats membres d’accorder des découverts ou tout autres types de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publiques des Etats membres. L’acquisition directe auprès d’eux par la BCE ou les banques centrales nationales des instruments de leur dette est également interdite ».
Cet article, qui est la reprise intégrale de l’article 104 du traité de Maastricht, fut directement inspiré des statuts de la Bundesbank allemande et, plus loin en arrière, du dogme économique de l’école monétariste de Chicago (lire « Triple A pour triples ânes »)
 
Mais en termes économiques il s’agissait d’une énormité puisque le résultat prévisible était de livrer les Etats impécunieux (par nature) au diktat des prêteurs privés, secondés par les agences de notation, et les soumettre à la loi du marché en matière de taux d’intérêts. Bref le b... en Europe.
 
Parmi les triples ânes (lire « Triple A pour triples ânes ») qui y ont concouru il convient de saluer le calamiteux Nicolas Sarkozy qui, non content d’être un des initiateurs du traité, précipitera la France dans le cycle ci-dessus, et établissant le triste record de la plus forte croissance de l’endettement du pays (700 milliards d’euros) jamais réalisée au cours d’un seul mandat.
La priorité des priorités du nouveau président serait donc de changer cet article 123 en inversant les propositions, « Il est interdit aux Etats membres d’emprunter ailleurs qu’auprès de la BCE.... seule autorisée, dans le cadre de sa politique de gestion monétaire, à emprunter sur les marchés ». Nous l’avons écrit et répété à l’intéressé et attendons de voir.
 
Mais le temps presse et il semble que le nouveau président de la BCE, à la différence de son prédécesseur, ait compris tout l’enjeu. Pour contourner l’absurdité de l’article 123 il a, dans un premier temps, consenti des prêts aux banques européennes chargées, à leur tour, de prêter aux Etats. 490 milliards d’euros en décembre 2011, 530 milliards en février 2012 (contre 190 milliards d’euros d’emprunts publics acquis par la BCE pour les deux exercices 2010 et 2011). Malgré tout une goutte d’eau par rapport à l’endettement global des pays de la zone euro, plus de dix mille milliards d’euros.
Aujourd’hui, peut être repenti d’avoir contribué au traité de Lisbonne en tant que gouverneur de la banque centrale italienne mais aussi désireux de faire oublier son passage chez Goldman Sachs, Mario Draghi déclare « vouloir faire tout ce qui est nécessaire, dans les limites de son pouvoir, pour préserver l’euros », propos unanimement salués sur tous les marchés.
Nous voulons donc apporter notre concours pour que Mario Draghi devienne, effectivement, le « super Mario » que l’Europe attend en lui indiquant que son pouvoir (il est élu pour 8 ans et ne relève d’aucune autorité européenne) est beaucoup plus grand qu’il ne le croyait. Et pour cela nous l’invitons à lire attentivement le calamiteux article 123 du traité honni. Et il pourra constater, comme nous, que l’interdit vise tout ce qui existe en Europe, sauf les Etats membres (qu’on ne saurait assimiler à des institutions puisque instituer signifie créer et la CE n’a pas créé d’Etats, mais plutôt ce sont les Etats qui ont crée la CE et toutes les institutions qui vont avec). Erreur bénie de rédacteurs et complices punis de leur inconscience.
 
Ainsi la voie est libre. Nul besoin d’autorisation pour que la BCE intervienne massivement sur les dettes souveraines de la zone euro, comme le fait la Réserve Fédérale (qui n’a jamais appliqué les règles monétaristes). Elle aura seulement à fixer aux Etats les règles budgétaires à observer, en contrepartie de son intervention. Ainsi ces règles échapperont, elles aussi, au traité de Maastricht.
 
On arrive donc à cette absurdité que l’indépendance (justifiée) de la BCE, instaurée par l’article 108 du traité de Rome, a fait de son président (s’il veut bien prendre toute la mesure de son champ d’action) l’homme le plus puissant d’Europe, et de loin, sans aucun besoin d’avoir été soumis à un quelconque suffrage!!! Erreur démocratique grossière des rédacteurs des traités, mais aujourd’hui erreur salutaire si l’homme a le caractère assez trempé. De ce pouvoir ainsi acquis nous ne lui ferons aucun grief.

vendredi 13 juillet 2012

IL FAUT RÉFORMER LE TRAITÉ DE MAASTRICH

Monsieur le Président,

Il semble que vous ayez obtenu pour premier résultat, lors de la réunion au sommet de Bruxelles des 28 et 29 juin dernier, un début d’entente sur vos objectifs économiques avec l’Espagne et l’Italie (dont les résistances, inattendues, laissent entendre que vous n’y étiez pas étranger). Et il est indispensable en effet que, face à l’Allemagne, vous suscitiez dans l’euro groupe autant d’adhésions que possibles. Comptez sur les évènements pour favoriser cette stratégie.
Le déblocage obtenu de 120 à 130 milliards d’euros + le soutient aux banques espagnoles et italiennes en fut le premier fruit salué, comme il se doit, par les places financières. C’est bon signe. Malgré tout cela ne représente que 1% de l’endettement global des Etats membres et, passé l’optimisme du jour, le pessimisme reprendra vite le dessus. Pour sortir de la crise il faudra 40 fois plus. 5 à 6 000 milliards d’euros (voir « Triple A pour triples ânes »).
Mais aussi vous voilà confronté au vieux dilemme « qui vient en premier, de l’œuf ou de la poule ? », la rigueur budgétaire ou la politique de croissance, la stratégie allemande ou française (nouvelle) ? La réponse est simple : les deux ensembles à condition qu’elles soient liées par le chaînon manquant.

On voit bien, aujourd’hui, que l’équilibre budgétaire des Etats est un objectif inaccessible sauf à mettre en péril des PIB stagnants, voir en récession. Au moins 20 à 30 milliards d’euros d’économies pour la France. Pourtant, au sein des budgets nationaux, il existe un poste contreproductif, le seul sur lequel on peut (et doit) exercer une pression répondant à ce double impératif. C’est le chaînon manquant : les intérêts de la dette (50 milliards d’euros pour la France).
 
En contrepartie d’une rigueur accrue et contrôlée des budgets nationaux, la BCE devrait pouvoir racheter les obligations du Trésor arrivant à échéances. Faire ainsi baisser le poids de la dette de 3 à 1% d’intérêt (si cas de la France) de 7 à 1% (si cas de l’Espagne). Seule l’Allemagne perdra le bonus dont elle tire avantage. Mais avantage illusoire si la crise s’aggrave.
Et pour l’avenir renverser la proposition. Si la zone euro doit veiller à l’équilibre des budgets des Etats membres, en toute logique il lui faudra interdire (sauf dérogation) aux Etats membres de pouvoir emprunter directement sur les marchés financiers. Fonction qui ne peut qu’être que du seul ressort de la BCE !
 
Ainsi nul besoin d’euros bonds, source inutile de conflits. Point besoin d’abandons nouveaux de souveraineté. Et aucun Etat ne sera tenu de payer pour les autres. Mais qui paiera ? Le monde entier, l’euro étant une monnaie de réserve (30 à 40% des échanges) sous forme d’inflation (modérée en raison de la récession) ce qui, 2ème avantage, « boostera » les exportations de la zone euro.
 
Vous n’avez plus, désormais, qu’un seul ennemi : le dogme imbécile de l’école monétariste (voir «Triple A pour triples ânes »), le prêt-à-penser de l’Allemagne. Donc un seul combat, mais qui nécessite l’alliance que vous venez d’esquisser à Bruxelles. Et, comme Caton l’ancien, votre seul leitmotiv sera : « il faut réformer le traité de Maastricht ! »
 
Voilà, M le Président, le premier de vos trois impératifs (et non 50 propositions) pour que votre mandat ne présente pas la vacuité de celui conduit par votre prédécesseur qui vouait la France à n’être plus qu’une zone économique de troisième ordre. 
Les deux autres impératifs seront énoncés sous peu.