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lundi 8 avril 2013

DES MINISTRES AU DESSUS DE TOUT SOUPCON





DES MINISTRES AU DESSUS DE TOUT SOUPCON ?
 
 
Après les aveux de CAHUZAC, les soupçons qui pèsent sur MOSCOVICI, le regard se
 tourne maintenant vers Laurent FABIUS. Aurait-il lui aussi un compte en Suisse 
(« Libération » de ce jour) ? Nous n’en savons strictement rien mais si tel était le cas ne
 doutons pas que MEDIAPART ne tardera pas à nous l’apprendre.
 
« A minima » et à défaut de connaître l’état réel du patrimoine de l’actuel ministre des affaires étrangères (mais aussi, nous le verrons, des affaires étranges) nous connaissons sa
 « déclaration d’intérêts », en tant que membre du gouvernement. Oublions son luxueux
 appartement à Paris, ses investissements dans le photovoltaïque pour nous intéresser, plus
particulièrement, à la "société financière Plasa » (bénéfices plus d’un million d’euros par
an). Cette société est, à l’instar de Christie’s ou Sotheby’s, spécialisée dans la vente aux
 enchères d’oeuvres d’art et il en est le principal actionnaire après y avoir investi plus…d’un
million d’euros. Parmi les autres actionnaires on relève un certain Serge Weinberg qui n’est
autre que l’un de ses anciens collaborateurs (quand le jeune FABIUS était ministre du budget,
comme CAHUZAC, de 1981 à 1982). Et c’est à cette même époque que ce ministre du budget exonérera de taxes… les oeuvres d’art. En tant que petit fils d’Elie FABIUS, antiquaire réputé,
il y avait manifestement conflit d’intérêt (on n’est jamais si bien servi que par soi-même).
 
Tout comme Anne SINCLAIR, Laurent FABIUS est un héritier. De la collection de son grand
 père vendue par… Plasa en 2011 pour la somme de 9.5 millions d’euros. Ainsi ce ne peut être l’héritier FABIUS qui a investi sa part d’héritage dans ladite société de vente aux enchères,
 puisque sa mise de fonds est antérieure… 2008. Sont-ce ses économies de ministre et
député ??? C’est douteux. Il nous faut donc remonter dans le temps, peu après qu’il fut
ministre du budget, quand nommé par un certain François MITTERAND, premier ministre.
 
 
Le 17 décembre 1984 "Laurent FABIUS (alors premier ministre) annonce la vente pour le
 franc symbolique de Boussac à Férinel, la société familiale de Bernard ARNAULT. Le
conglomérat BOUSSAC emploie 21 000 personnes et groupe des marques de prestige,
 Christian DIOR, Conforama, Peaudouce, le Bon Marché…» (cf. La vie des affaires). Ce
groupe avait été acquis par les frères WILLOT et éclaté en deux entités après sa mise en
 faillite, la Compagnie Boussac Saint-Frère (CBSF), locataire gérant, dont le responsable est
 un certain BELORGEY et la société Financière et Foncière Agache Willot (SFFAW, aujourd’hui « Financière Agache »), toujours aux mains des frères avec un mandataire judiciaire (Chassagnon).
 
 
Et nous apprenons dudit BELORGEY "que le cabinet FABIUS a fait le socle de la fortune
 (dudit Bernard ARNAULT, en désintéressant les frères), chacun des frères a reçu 100
 millions, soit 400 millions au total.» Et d’ajouter « Il fallait donc dégager la même
 contrepartie publique pour le repreneur afin qu’il désintéresse les frères… Les justifications
 en furent trouvées dans les avances reçues et dans les pertes réalisées par la CBSF et, plus
encore, imputées à celle-ci à l’occasion d’un très discutable retraitement des comptes de la société" (l'affaire Boussac, Bélorgey). »
En d’autres termes l’argent nécessaire à désintéresser les frères WILLOT (400 millions de
 francs) pour compte de Bernard ARNAULT aurait été celui des … contribuables ? A quoi il
convient d’ajouter 360 millions de francs de créances publiques abandonnées au profit du
repreneur.
Faut-il croire à l’invraisemblable naïveté de Laurent FABIUS (mais il faudrait aussi admettre
 qu’il ait été complètement idiot) l’autre alternative étant qu’il y ait trouvé un intérêt personnel ?
 
On va retrouver un lien entre les deux hommes, tous deux passionnés d’art, 27 ans plus tard
 par l’intermédiaire de Marc Antoine JAMET, député socialiste de Haute Normandie (voisin
 du député FABIUS) et ancien collaborateur de… Laurent FABIUS alors ministre de
 l’économie et des Finances sous JOSPIN. Ledit JAMET se trouvant être secrétaire général
 de… LVMH. Ledit député fera voter, le 15 février 2011, par l’Assemblée Nationale un
 amendement pour passer outre l’annulation du permis de construire du musée d’art
 contemporain cher à Bernard ARNAULT en plein bois de Boulogne… ! Encore un sacré
 conflit d’intérêt. De biens curieuses et troublantes coïncidences.
 
GBA
Le 08.04.2013

Sources :
 « l’affaire Boussac ». Bélorgey
« In rem verso ». Acqua Viva
« Le Canard Enchainé ». N° du 2 mars 2011
« Internaute.com »

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mardi 2 avril 2013

LE SOUPCON ET L'AVEU



 
LE SOUPCON ET L’AVEU
 
Un ministre peu soucieux d’aller vivre au Larzac
ci-devant médecin de l’esthétique en vrac
fut accusé s’être livré à coutumier fric-frac,
escamoter au fisc son fric dans havresac.
 
Ni vu ni connu, c’est dans la ville du lac
que le tour de passe-passe, à l’abri des « Kodack »,
se serait accompli. Un homme roulant Cadillac
pouvait-il se livrer à ce genre de mic-mac ?
 
C’est au ministère des déficits et des krachs,
tous plus vertigineux que gouffre à Padirac
qu’exerçait ce ministre ce qui, de tout à trac,
faisait un peu désordre, à voir avec un couac.
 
Comme la bande sonore qui n’avait rien d’intacte,
la « preuve » qui accusait ce ministre didacte
ce qui faisait crier à l’homme du tac au tac,
A la machination ! A la trompeuse arnaque !
 
Ayant gardé confiance avec son grand cornac,
et la preuve du délit n’étant pas dans le bac,
il réclama enquête au sujet de son sac
confiant qu’il n’était meilleure défense qu’attaque.
 
Soupçon n’est pas une preuve ! Au pays du tic-tac
les banquiers sont bavards comme défunts mis en sac.
Il ne risquait donc rien de l’enquête de la BAC
qui mettrait à néant Mediapart et sa traque.
 
Confiant et souriant, « l’affaire est dans le sac
si, à l’avenir, je demeure loin du lac »
se dit le bon ministre pas marqué par l’attaque
« ne suis-je pas tant dur à abattre que Chirac ? »
 
Hélas pour le ministre, un nommé Cahuzac,
car tel était le nom que je transmet intact,
l’enquête fut ouverte par un juge d’attaque
qui fit « mettre à table » ce ministre sans tact.
 
Et on sut le fin mot de cette histoire en vrac.
Il avait bien menti sans l’effet du cognac
au sujet de son compte dans la ville du lac,
transféré en lieu sur d’un coup de chapeau claque.
 
Démissionné en hâte sans ses cliques et ses claques
par un président à la mine patraque
pour l’avoir soutenu contre toutes les attaques
au risque de passer pour naïf ou pour mac.
 
Ayant épuisé toutes mes rimes en « ac »
je ne saurais dire futur pour Cahuzac
s’il saura s’en tirer, sortir la tête du sac
ou être condamné à l’usage du prozac ?
 
GBA
Le 02.04.2013

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lundi 14 janvier 2013

LE SOUPCON ET LA PREUVE



 
                                       LE SOUPCON ET LA PREUVE


                             Un ministre peu soucieux d’aller vivre au Larzac
                                 ci-devant médecin de l’esthétique en vrac
                                 fut accusé s’être livré à coutumier fric-frac,
                                 escamoter au fisc son fric dans havresac.

                                     Ni vu ni connu, c’est dans la ville du lac
                            que le tour de passe-passe, à l’abri des « Kodak »,
                              se serait accompli. Un homme roulant Cadillac
                                pouvait-il se livrer à ce genre de mic-mac ?

                                 C’est au ministère des déficits et des krachs,
                                  tous plus vertigineux que gouffre à Padirac
                                    qu’exerçait ce ministre ce qui, tout à trac,
                                  faisait un peu désordre, à voir avec un couac.

                               Comme la bande sonore qui n’avait rien d’intacte,
                                  la « preuve » qui accusait ce ministre didacte
                                    ce qui faisait crier à l’homme du tac au tac,
                                   A la machination ! A la trompeuse arnaque !

                                  Ayant gardé confiance avec son grand cornac,
                                    et la preuve du délit n’étant pas dans le bac,
                                         il réclama enquête au sujet de son sac
                                 confiant qu’il n’était meilleure défense qu’attaque.

                                Soupçon n’est pas une preuve ! Au pays du tic-tac
                              les banquiers sont bavards comme défunts mis en sac.
                                   Il ne risquait donc rien de l’enquête de la BAC
                                      qui mettrait à néant Mediapart et sa traque.

                                     Confiant et souriant, « l’affaire est dans le sac
                                          si, à l’avenir, je demeure loin du lac »
                                     se dit le bon ministre pas marqué par l’attaque
                                    « ne suis-je pas tant dur à abattre que Chirac ? »

                                       Hélas j’ai épuisé toutes mes rimes en « ac »
                                      et ne puis dire la fin de cette histoire en vrac.
                                    Je salue le lecteur d’un coup de chapeau claque
                                           avec lui le ministre, l’habile Cahuzac.


GBA

Le 14.01.2013

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