lundi 23 septembre 2013

titre du bloc note d'Ivan Rioufol.Figaro du 20.09.2013:"MARINE PORTEE PAR SES ADVERSAIRES"



                                       Titre du bloc note d’Ivan Rioufol. Figaro du 20.09.2013:
                                             « MARINE PORTEE PAR SES ADVERSAIRES »


« Cette France réveillée est porteuse d’un idéal qui n’est représenté ni à gauche ni à droite » fait-il observer. Qui peut douter de cette analyse quand le « professeur » Hollande croit qu’il lui suffit d’enseigner aux Français l’arithmétique économique. Mais son cour est ennuyeux et, au surplus, le sujet mal maîtrisé. Résultat : à chaque intervention la classe se vide un peu plus. Et que dire des dirigeants de l’UMP qui n’ont pour tout programme que de se démarquer du FN ! Incapable d’autocritique il laisse le Front seul établir le constat des échecs répétés de la droite et de la gauche, la même politique imbécile de l’UMPS ! Il ne manque plus qu’une appréhension correcte des causes pour trouver les remèdes qui guériront la France. Pas la « mondialisation » (aussi vieille que la Renaissance) qui n’est pas la cause de tout le mal, même si ses dérives sont aggravantes.
Pas l’euro, non plus. Le FN gagnera davantage de crédibilité en renonçant au retour du franc. Que, au contraire, la conservation de l’euro facilitera son objectif. Mais pas l’euro né du traité de Maastricht, confirmé à Lisbonne, la cause principal du mal. Mais un euro libéré des articles 104 et 123 des traités qui font interdiction aux Etats d’emprunter à la BCE. Résultat :
- des Etats de la zone euro (endettés par nature) se sont trouvés, pour la première fois de l’histoire, mis sous la tutelle des marchés et de leurs agences de notation, donc d’intérêts privés,
- marchés qui ont vite compris que leur intérêt n’était plus de prêter à des entrepreneurs privés mais à des Etats (à l’abri du dépôt de bilan). En particulier si le prêt est effectué dans une devise stable et de réserve (comme l’euro).
 
Alors qu’il fallait souscrire le contraire : interdire aux Etats de la zone euro d’emprunter sur les marchés, laisser ce soin à la seule BCE, unique source de financement de ces Etats et capable d’ajuster des taux d’intérêt et imposer des règles de bonne gestion budgétaire.
La France, qui s’est fait « rouler dans la farine » a les moyens d’imposer la révision de ces traités à l’Europe (qui ne peut se permettre une nouvelle crise). Ce qui lui a fait défaut, jusqu’ici, c’est la lucidité de ses leaders et leur courage !
Angela a montré à tous qu’elle « en avait plus dans le pantalon » que les Jacques, Nicolas ou François.
 
GBA le 23.09.2013
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jeudi 12 septembre 2013

LE SAPEUR HOLLANDE (plus fort que le sapeur camember!)




                                                        LE SAPEUR HOLLANDE
                                                    (plus fort que le sapeur Camember !)


Tous les amateurs de bande dessinée se souviennent du sapeur Camember qui comblait des trous en en creusant d’autres. Nous avons le plaisir d’annoncer la venue d’un nouveau sapeur, son digne successeur. Son nom : le sapeur Hollande.
Pour combler les trous de l’Etat il n’a rien trouvé de mieux que d’en faire d’autres, dans la poche des Français. 30 milliards d’euros, plus fort que son prédécesseur le petit Nicolas et ses 27 milliards.
 
Mais alors que le sapeur Camember arrivait à combler son trou en en faisant un autre, le sapeur Hollande n’arrivera pas à combler les siens en puisant dans la poche des Français. Pour une raison toute simple appelée taux de rendement de l’impôt. Plus l’impôt est élevé plus son rendement diminue. Tout particulièrement s’agissant d’impôts nouveaux donc « à la marge ». Au stade actuel, le rendement sera inférieur à 50%. Ainsi, non seulement le trou de l’Etat ne pourra être comblé, mais le surcoût fiscal aura un effet contreproductif sur les consommateurs, donc sur la consommation et, par voie de conséquence, sur les recettes de l’Etat. Non seulement le déficit ne sera pas comblé, mais il va augmenter. Je prends la gageure qu’il restera supérieur à 5% en 2013.
 
Autre exemple. Le sapeur Hollande veut faire baisser le coût du travail et donc les charges qui pèsent sur les entreprises. Louable intention. A condition de ne pas transférer ce coût sur les ménages, comme il entend le faire ! A quoi bon améliorer la compétitivité des entreprises si elles trouvent moins de consommateurs pour acheter leurs produits ?
 
Après l’embellie sur les taux d’intérêt, inespérée, voilà maintenant que les taux remontent, lentement mais surement. Et avec eux va remonter le coût de la dette s’ajoutant à la dette elle-même. Ainsi l’horizon est bouché et croire que la reprise est là, au coin de la rue, comme l’affirme nos dirigeants relève d’un autre personnage, lui aussi un peu grotesque, M. Coué.


GBA
Le 12.09.2013
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lundi 29 juillet 2013

BENI SOIT QUI MALI PENSE




                                                                                     BENI SOIT QUI MALI PENSE
                                        ( Extrait des contes et légendes de l’Omnibus, d’hier et d’aujourd’hui)*



Enfin une nouvelle à la cour de François
de celle dont on s’émerveille
comme du temps de la croisade de Godefroy
qui fut à nulle autre pareille.
 
Après qu’il eut chassé une bande de mécréants,
quelques barbus interlopes,
comme le fit l’avisé Ulysse des prétendants
au temps de la belle Pénélope.
 
Non point en France, ni en Terre Sainte, mais au Mali
dans la lointaine Afrique,
dans cette contrée où même le désert pâlit
sous l’ardeur du soleil tropique.
 
« J’en ai bien du mérite » se disait le roi
« j’y ai fait grande dépense
qu’on se le dise partout, partout qu’on y fasse droit
et béni soit qui Mali pense ! »

Le pauvre souverain n’avait d’autre succès
à se mettre sous la canine,
des échecs il en avait et en grand excès
au point qu’il en avait la guigne.
 
On ne sait quand ni d’où il tenait conseil
non plus que qui le lui donna
mais de longue date on n’en avait connu pareil.
Puis on crut tenir la cause : l’ENA !
 
Plût au ciel que ce fût la belle Hélène de Troie,
voire une école de beautés,
mais on n’enseignait que la gouverne et le droit
à des élèves formatés.
 
Toutes sortes d’apprentissage à des matières en isme.
A commencer le dirigisme,
puis, la mode passant, vint le libéralisme
qui céda au monétarisme.
 
Mais chacune des doctrines marqua de son empreinte
la tête malformée du roi.
Si bien qu’à tour de rôle, l’une vive l’autre défunte,
qui pouvait situer la loi ?
 
Grâce au ciel l’école n’était point militaire,
il n’y reçut point sa dispense,
fut donc moins mal dans la conduite de la guerre.
Béni soit qui Mali pense.


GBA à la Fontaine
29.07.2013


*
«l’hippopotame et l’ours »
« la pie voleuse »
« le soupçon et la preuve »
« le dogue et le pingouin »
« la cour des contes »
« le croix et le croissant »
« pavane pour une Europe (2 parties) »
« le gai mariage »
« habemus papam »
« abus de faiblesse »
« le soupçon et l’aveu »
« la cinquième dynastie »
« béni soit qui Mali pense »

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